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Mesurer la Lactatémie

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Lors des tests mis en œuvre par la FFLDA avec le CNEA, nous prélevons le taux de lactate sur différents exercices à haute intensité.

A quoi correspond cette mesure, et comment peut-elle nous servir ?

 

  • Qu’appelle-t-on « Lactate et acide lactique » ?

 

L’acide lactique est un acide produit dans le cadre de la dégradation du glucose par l’organisme au cours de l’effort musculaire. Il se produit dans les cellules et se divise très rapidement en protons et lactates.

Le lactate est le sel de l’acide lactique, il est transporté par le sang pour permettre sa synthèse par le foie.

 

Le lactate est donc un des produits finaux de la glycolyse anaérobie, système de production de l’énergie musculaire mis en œuvre dans les exercices intenses et prolongés.

Cette production d’énergie est opérationnelle lorsque la fourniture d’oxygène devient insuffisante au niveau musculaire compte-tenu de l’intensité. Elle conduit à une accumulation de lactates dans le sang, appelée acidose lactique.

Les sportifs connaissent bien cette situation d’acidose : douleurs, brulures musculaires et sensation de tétanie…

 

Dans le domaine de l’entraînement, cette situation du métabolisme de l’athlète pose 3 enjeux fondamentaux :

  • Être capable d’accéder à un haut niveau de lactatémie,
  • de rester performant dans cette situation de lactatémie élevée,
  • de resynthétiser l’acide lactique rapidement pour revenir à une norme.

 

 

  • Mesurer la lactatémie

 

La mesure de la lactatémie, taux de lactate dans le sang, est un moyen d’évaluation et de contrôle répandu dans le milieu sportif.

Cette mesure permet de d’identifier les intensités de travail, l’efficacité du métabolisme.

La mesure s’effectue grâce à un lecteur de lactatémie dans lequel on insère une bandelette spécifique. Il faut déposer sur la bandelette une goutte de sang, obtenue à l’oreille ou au doigt avec l’aide d’un auto-piqueur. L’auto-piqueur est une aiguille automatique à usage unique.

Ce prélèvement est très peu invasif, ce qui permet une mise en œuvre aisée directement sur le terrain.

 

 

  • Comment utiliser les données collectées ?

 

Comme évoqué précédemment, le taux de lactates dans le sang peut être utilisé et interprété de manière différente en fonction des objectifs recherchés et des besoins.

Plus l’intensité de l’effort est importante, plus la lactatémie est élevée. Nous pouvons utiliser cette valeur pour mesurer l’engagement d’un sportif dans un effort maximal. Ainsi, constater des valeurs élevées témoigne d’un engagement maximal dans un exercice, un test ou un entraînement.

Nous corrélons ces valeurs avec l’intensité de l’effort afin d’apprécier les capacités lactiques de l’athlète.

Ce taux élevé montre également une efficacité du métabolisme à produire une quantité importante d’énergie pendant l’effort.

 

 

La connaissance de ces valeurs maximales pour chaque athlète permet de s’interroger sur la question de leur tolérance individuelle à l’acidose.

En effet, l’augmentation importante de la lactatémie est une conséquence physiologique de l’effort intense. Dans le cadre de l’entraînement, il faut rechercher une amélioration de cette tolérance à l’acidose : le lutteur doit rester performant le plus longtemps possible à un niveau élevé de taux de lactate.

L’entraînement recherche ainsi à créer une adaptation de l’organisme à cet état d’acidose. Ainsi, on repousse au plus loin la diminution du rendement musculaire liée à une lactatémie élevée.

A titre d’exemple, la répétition régulière d’un travail lactique permet d’augmenter la tolérance de l’athlète. Tout cela est nécessairement intégrer dans une planification qui vise à obtenir des résultats au moment opportun.

Le travail de basse intensité permet quant à lui d’augmenter la faculté de l’organisme à  tamponner le lactate, le réutiliser.

 

Enfin, une mesure de la lactatémie quelques minutes après l’effort représente une valeur pertinente pour l’entraineur.

La caractérisation de la cinétique de la lactatémie (évolution du taux de lactate dans le temps) permet de visualiser la capacité de récupération de l’athlète. Lors des tests menés auprès des Équipes de France, nous avons effectué deux mesures post-exercice : à 1 minute et 3 minutes.

On peut ainsi caractériser la capacité de récupération de l’athlète, et donner des préconisations de méthodes de récupération. Cela permet de rendre le lutteur plus disponible à l’entraînement et/ou en compétition.

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