La Fédération Française de Lutte & Disciplines Associées et la Fédération Sénégalaise de Lutte signent une convention historique de coopération à l’Ambassade du Sénégal
Un nouveau chapitre s’ouvre dans les relations sportives entre la France et le Sénégal. À l’Ambassade du Sénégal, la Fédération Française de Lutte et Disciplines Associées (FFLDA) et la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL) ont officialisé ce jour la signature d’une convention-cadre internationale destinée à structurer et renforcer durablement leur coopération.
Cette signature s’inscrit dans le prolongement des liens historiques, culturels et sportifs qui unissent les deux pays et traduit une volonté commune de faire de la lutte un véritable vecteur d’échanges, de formation, de transmission et de développement.
Un partenariat structurant pour la lutte
À travers cette convention, les deux fédérations souhaitent mettre en place un cadre permanent de coopération sportive, technique, institutionnelle et culturelle. L’objectif est notamment de développer la pratique de la lutte, de favoriser les échanges entre les acteurs des deux pays, de renforcer les compétences des entraîneurs, arbitres et dirigeants, mais également d’accompagner la formation et l’émergence des jeunes talents.
La coopération pourra prendre la forme de stages conjoints, camps d’entraînement, rencontres sportives, tournées, échanges de jeunes athlètes et participation à des compétitions internationales. Un programme annuel d’actions sera élaboré conjointement afin de donner une traduction concrète aux engagements pris par les deux fédérations.
La lutte sénégalaise au cœur de la coopération
L’un des axes particulièrement importants de cette convention concerne la valorisation et la structuration de la lutte sénégalaise sur le territoire français.
Les deux parties conviennent ainsi de favoriser la création, au sein de la FFLDA, d’une Commission Nationale de lutte africaine et de lutte sénégalaise.
Cette commission aura notamment vocation à promouvoir la lutte sénégalaise en France, à accompagner l’organisation de compétitions, de stages et de démonstrations, à contribuer à la formation des arbitres, entraîneurs et dirigeants et à favoriser les échanges entre clubs français et sénégalais.
Elle participera également à la valorisation du patrimoine culturel et sportif sénégalais et au développement de la pratique auprès des communautés sénégalaises présentes en France. La mise en place de cette commission devra s’inscrire dans le cadre des procédures statutaires et réglementaires de la FFLDA.
Formation, jeunesse et innovation
La convention dépasse le seul cadre de la pratique sportive. Les deux fédérations entendent développer une coopération autour de la formation des cadres, notamment dans les domaines de l’entraînement, de l’arbitrage, de la direction sportive et de la médecine du sport.
Une attention particulière sera également portée à la jeunesse, avec des actions de détection et de perfectionnement des talents, ainsi que la possibilité de développer des académies ou centres de développement.
La recherche et l’innovation constituent également un axe majeur du partenariat. Les parties souhaitent notamment favoriser les échanges avec le monde universitaire et scientifique autour de la préparation physique, de la nutrition, de la prévention des blessures et de l’analyse de la performance.
La transformation numérique de la gestion sportive et l’utilisation d’outils de suivi des athlètes et d’analyse vidéo figurent également parmi les pistes de coopération.
Formation, jeunesse et innovation
La convention place également l’intégrité, l’éthique et la protection des sportifs au cœur du partenariat.
La FFLDA et la FSL réaffirment leur engagement en faveur d’un sport propre et de la lutte contre le dopage, conformément au Code mondial antidopage, mais aussi contre la corruption, les conflits d’intérêts, les discriminations, le harcèlement, le sexisme et toutes les formes de violences dans le sport.
La protection des mineurs, la sécurité des participants, la couverture médicale et assurantielle ainsi que la protection des données personnelles font également partie des engagements prévus.
La lutte féminine constitue par ailleurs un axe de développement identifié, avec l’ambition de favoriser sa massification, l’accès des femmes aux responsabilités et la promotion de rôles modèles.
Une dimension francophone et internationale
Cette nouvelle convention s’inscrit également dans une dynamique plus large de coopération dans l’espace francophone.
Les deux fédérations pourront s’appuyer, pour les actions relevant de la coopération francophone, de la formation internationale ou du développement institutionnel, sur l’expertise et le réseau de l’Union des Fédérations Francophones de Lutte (UFFL).
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées dans l’espace francophone, notamment avec l’organisation de l’Académie Francophone de Lutte au Sénégal et la convention de coopération conclue entre la FFLDA et l’UFFL le 26 octobre 2025.
Un pilotage commun pour donner vie aux engagements
Afin d’assurer le suivi de cette coopération, un Comité Mixte de Pilotage, composé à parité de représentants des deux fédérations, sera chargé de suivre la mise en œuvre de la convention, d’évaluer les résultats et de préparer les programmes annuels.
La convention est conclue pour une durée de quatre ans, correspondant à la temporalité d’une olympiade, avec la possibilité d’un renouvellement par accord écrit des deux parties.
Au-delà de la signature institutionnelle, cette convention marque ainsi la volonté de construire une coopération concrète, durable et tournée vers l’avenir.
France et Sénégal partagent une histoire, une culture et une passion communes pour la lutte. Cette nouvelle étape vise désormais à transformer ces liens en projets, en formations, en échanges et en opportunités pour les athlètes et l’ensemble des acteurs de la discipline.











