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Le gouren

FEDERATION DE GOUREN
     
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Président : 
Christian PÉLÉ
10, rue Saint Ernel
29800 LANDERNAU
02 98 85 40 48
federation@gouren.bzh

Contact cadre référent : federation@gouren.bzh

L’origine du gouren ou lutte bretonne se perd dans les brumes les plus lointaines de l’histoire. Seule certitude, c’est que cette pratique guerrière devenue jeu des campagnes puis sport moderne est très ancienne.

Le gouren serait né d’un brassage culturel entre la lutte apportée par les Bretons et les Irlandais lors des migrations du IVème au VIème siècle et celle pratiquée par les Armoricains. La lutte bretonne a beaucoup de points communs avec le back hold présent dans le nord de l’Angleterre et l’Ecosse et surtout la lutte cornique que l’on trouve en Cornouailles britannique.

Le terme gouren est mentionné dès 1464 dans Le Catholicon, le tout premier dictionnaire trilingue où l’on peut lire : « gouren : lutter ; gourener : lutteur ».

Des règles fondées sur l’honneur et le respect 

Il s’agit d’une lutte pratiquée exclusivement debout dont le but est de mettre sur le dos son adversaire avant toute autre partie du corps. C’est ce que l’on appelle le « lamm » qui donne le gain immédiat du combat. Une autre spécificité du gouren, c’est que les mains agrippent  uniquement dans la roched (la chemise en breton) et les jambes bien-sûr peuvent s’accrocher entre elles permettant de nombreuses techniques comme les barrages, les fauchages (taolioù dreist), les balayages (taolioù biz troad) ou encore le fameux kliked (enroulé d’orteil autour du mollet de son adversaire) qui a forgé la réputation des lutteurs bretons que certains chroniqueurs ou écrivains nommaient « croc en jambe » ou encore « jambette à la mode de Bretagne ». 

Un sport moderne en pleine expansion

Au cours du XXème siècle, le gouren, sans se dénaturer et en gardant son règlement qui lui est propre, a beaucoup évolué et il continue de le faire au XXIème siècle.

A l’heure actuelle, la lutte bretonne compte 1700 licenciés, la Fédération de Gouren est organisée en une cinquantaine de skolioù (clubs), en comités départementaux et fait partie depuis 1995 de la FFL. Le gouren est une option facultative du Baccalauréat, 25% des licenciés sont des féminines, beaucoup d’enfants et d’adolescents le pratiquent en loisir comme en compétition, des salariés fédéraux diplômés du BPJEPS interviennent dans les établissements scolaires de toute la région. Deux saisons rythment le calendrier fédéral. Une saison d’hiver, en salle et sur pallenn (tapis en breton), qui se ponctue par le Championnat de Bretagne ainsi qu’une d’été en extérieur et sur sciure de bois jalonnée de neuf tournois à l’issue de laquelle le meilleur lutteur est récompensé par le Trophée Pierre Philippe et la meilleure lutteuse se voit remettre le Trophée Triskell.