Alain BERTHOLOM cheva lier de l'ordre national du mérite

Monsieur Alain BERTHOLOM, président de la fédération française de lutte s'est vu décerner l'insigne de Chevalier de l'ordre national du Mérite par Monsieur le Député-Maire de Créteil, Laurent CATHALA et Monsieur Pierre TABERNA, fondateur de l'US Créteil.

AlBfamilleDe gauche à droite : Pierre TABERNA, Laurent CATHALA, Alain BERTHOLOM entouré de sa femme, sa fille et son petit-fils
@CréditPhoto : Jocelyne JOVENIN  

Allocution de Monsieur Pierre TABERNA, membre fondateur de l'US Créteil Lutte, ancien Directeur Technique National de la FFL

TabernaAllocution de Pierre TABERNA

" Monsieur le Maire et Député,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers Amis,

Alain, je te remercie tout d’abord de m’avoir fait l’honneur de me choisir pour te remettre les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite ; cela me fait très, très plaisir.

Qui est Alain ?

Alain BERTHOLOM est né le 29 août 58 à Montreuil-sous-Bois, ses parents étaient alors domiciliés à Bagnolet.

A peine âgé de 8 ans, il intègre l’A.S.G Bagnolet... en gymnastique.  Il se retrouve  plus tard, sur les tapis de lutte, sous la houlette de Jean LEGENDRE, dit «Jean-Jean », figure emblématique de la lutte française.

Très impressionné par les exploits de Daniel ROBIN, double médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Mexico 1968, Alain débute au club la même année et rencontre bon nombre de ceux qui sont toujours ses amis. Il réussit à être champion d’Ile-de-France junior, et vainqueur d’autres tournois.

Il s’oriente vers le statut de dirigeant et, dès l’âge de 16 ans, se tourne vers l’encadrement des plus jeunes, en s’intéressant de très près aux activités de dirigeant.

Nous nous sommes d’abord côtoyés en équipe régionale, mais c’est en 1979 au Pays Basque, lors d’un championnat de France de Sambo, que nos chemins se croisent vraiment… et nous nous sommes compris.

Auparavant, en 1978, il part sous les drapeaux  et intègre la marine armée à la base de Toulon, grâce à Charles KOUYOS, médaille de bronze aux J.O de Londres en 1948 ; Alain revient de cette année avec le titre de champion de France militaire et rentre à Paris en 1979, dirigeant du C.I.F.L  et membre du bureau de la F.F.L, présidée par Michel DUSSON. 

A cette époque, j’étais professeur de sport, de judo, auprès de Pierre ALBERTINI.

A mon retour à la Fédération de lutte comme entraîneur des équipes de France avec Daniel EMELIN, nous étions complètement d’accord avec Alain pour réunir nos projets, structurer les techniques des lutteurs, développer la fédération nationale, et, bien sûr, gagner des médailles au plus haut niveau possible.

La création d’un club de lutte à Créteil fut nécessaire et réussie grâce à Laurent CATHALA, député-maire, et ses adjoints ; dont André MAURIN, ainsi que Roger BAUMANN et Pierre ALBERTINI, dirigeants de l’U.S Créteil et avec l’appui d’autres amis.

Le club, fort de 46 adhérents, démarre grâce aux jeunes de l’équipe de France à l’INSEP, venant de différentes régions de France, et riches d’une éducation acquise dans leurs clubs respectifs. Ex : Sénié, Latterrade, Pierre et Michel Parent,  issus du centre national de formation de Font-Romeu, dirigé par Georges CARBASSE.

(Ce serait trop long de citer tous les noms.) 

En 1982, Pierre ALBERTINI-ni-ni embauche Alain comme directeur technique et administratif auprès de lui, mais ce dernier reste toujours bénévole à l’intérieur de la fédération nationale de lutte.

Le club se développe et gagne 2 championnats de France.

Les jeunes fondateurs  de l’INSEP doivent passer le CAPEPS.

Jean Pol BRARD prend la présidence du club de 1985 à 1992. Il est professeur de l’éducation nationale puis C.T.R. A ce moment, Alain est vice-président du club omnisport. Daniel EMELIN est directeur technique du club et DTN adjoint à la fédération nationale. 

Alain BERTHOLOM est passionné par l’organisation bénévole de compétitions régionales, nationales, internationales et s’investit totalement.

Au Grand Prix de Paris 1981, il est co-responsable de l’organisation ; il s’est donné à fond, sa fatigue était énorme ; il s’est accidenté en s’endormant au volant de sa voiture, après avoir assuré le rangement suivant la compétition… Heureusement, il est toujours là ! Et nous avons continué à œuvrer pour la Lutte.

Avec notre équipe, en 1991, nous avons lancé un championnat d’Europe par équipe à Créteil. La compagne d’Alain, Marie-Jo, est venue à Bruxelles pour obtenir l’autorisation d’organiser la compétition. Gagné !

D’autres organisations, nombreuses, ont suivi, puis, Alain (toujours bénévole) passe président du club et vice-président de l’omnisport. Par ailleurs, il devient secrétaire général de la Fédération et reste président du club de Créteil jusqu’en 2004. Il réussit à convaincre La fédération internationale de situer le championnat du monde 2003, en gréco-romaine à Créteil. Jean-Michel BRUN, président de la fédération, a tout fait pour aboutir à la réalisation de ce projet.

Mais, sans le soutien de la municipalité conduite par Laurent CATHALA, sportif et compétiteur dans l’âme, - vous le savez il vient d’être réélu maire de Créteil pour la 7ème fois…- fervent supporter du sport en général, cycliste émérite, avec qui nous avons maintes fois échangé sur notre vision du sport, ici à Créteil ou à des milliers de kilomètres, comme lors des JO de Séoul en 1988… rien n’aurait été possible.

Le Championnat du Monde 2003 à Créteil, c’était donc, près de 250 bénévoles, 70 pays et plus de 300 lutteurs, présents pour gagner leur place aux Jeux Olympiques d’Athènes 2004, devant 150 journalistes accrédités et 3 chaînes de télé ! Avec 13.000 spectateurs, le palais des sports de Créteil ne désemplit pas 4 jours durant. 

Au départ du président Jean-Michel BRUN pour le C.N.O.S.F, Alain est élu président de la Fédération de lutte. Il donnera tout son possible pour structurer La Fédération Française et ses luttes associées.

Sa stratégie sportive est de rassembler et ouvrir vers l’extérieur ; vers les Fédés internationales ; les Jeux Olympiques ; les luttes associées, mais aussi tous ceux qu’il pouvait entendre et à qui il pouvait répondre : les collègues des autres Fédés, du CNOSF ; les partenaires ; l’éducation nationale, les régions, les départements, villes et villages… et les clubs.

Pendant son mandat, des divergences apparaissent au sein du bureau fédéral.

Alain démissionne pour ne pas ouvrir une guerre civile du sport.

Le calme revenu, il a de nouveau présenté sa candidature, après les J.O de Londres, à l’élection de 2013, et, réélu, a renoué avec son équipe. Il commencera ce nouveau mandat en se démenant pour que la Lutte, un temps exclue par le CIO, reste Olympique. Mission réussie ! 

Comme toujours, son caractère entreprenant, fonceur et déterminé, bref, bien trempé et son goût pour l’événementiel le conduisent à mettre sur pied des manifestations d’envergure telles que le trophée européen, les masters de lutte, le Cirque d’Hiver…

Marie-Jo GRAULHET, je vous donne mes félicitations, car la vie de femme de président est dure à vivre au quotidien ! Avec ton courage, tu mérites au moins… la même décoration…

Alain a toujours su s’entourer, suivi par celles et ceux que son tempérament galvanise et qu’il entraîne dans son sillage. A force de ténacité, il parvient à intéresser les médias, sans doute pas encore assez à son goût.

Alain, tu aimes parler franc, tu aimes les discours constructifs ; pour toi, le passé ne sert de référence que pour construire l’avenir, lui seul est important ; (à part le présent, bien entendu !) 

Tu as été reconnu par la nation pour tes qualités d’homme

- Un cœur immense,
- Une intolérance viscérale de l’intolérance,
- Une haine de la bêtise et de l’inertie,
- Tu es un farouche défenseur de l’amour, l’amitié, la convivialité, l’entraide, la solidarité, l’honnêteté…

Alain BERTHOLOM, pour toi, ce que tu as été, ce que tu es, ce que tu feras…

Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Chevalier de l’Ordre National du Mérite.

Merci à toutes et à tous. "

 

 


Allocution de Monsieur Alain BERTHOLOM, président de la fédération française de lutte
Le 8 avril 2014 

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Allocution d'Alain BERTHOLOM, qui s'est vu décerner l'insigne de Chevalier de l'ordre national du Mérite
@CréditPhoto : Jocelyne JOVENIN 

" Bonsoir à toutes et à tous,

Je suis très heureux de vous retrouver aujourd’hui, pour cette soirée que je souhaite plus conviviale que protocolaire !

Je voudrais en premier lieu remercier notre Député-Maire, Laurent CATHALA, de nous accueillir ce soir en l’Hôtel de Ville de Créteil, ma ville depuis maintenant 32 ans, ce qui est pour moi, un honneur et un symbole fort !

J’en profite également pour le féliciter de sa récente et brillante réélection et de sa carrière exceptionnelle. M. le Maire, la plus haute marche du podium, pour la 7e fois consécutive… Bravo !

Avec un pareil tempérament de combattant, vous auriez fait un excellent lutteur !

Je voudrais également faire un petit clin d’œil à Camille LECOMTE, Président de l’US Créteil, qui, en 2009, lors de ma 1ère élection à la tête de la Fédération Française de Lutte, m’avait demandé de ne pas oublier la base, de rester en contact avec le Club… Camille, comme tu le vois, je suis toujours là !

Enfin, je voudrais vous remercier toutes et tous d’avoir répondu présents, à l’occasion de la distinction qui m’est remise ce soir. J’en suis d’autant plus heureux que cette distinction symbolise à mes yeux, non pas un parcours personnel, mais un parcours collectif, associatif, fait de nombreuses rencontres.

Ce parcours a débuté pour moi tout jeune, je le dois avant tout à mes parents, malheureusement absents ce soir en raison de problèmes de santé, qui m’ont donné le goût du sport, de l’associatif, du bénévolat et du travail, que je persiste à faire de mon mieux.

Je le dois également, comme je vous le disais, aux nombreuses personnes dont j’ai pu croiser la route, avec qui j’ai pu faire un bout de chemin, toutes celles et tous ceux qui, au fil des rencontres, vous accompagnent, vous soutiennent, vous conseillent…

En ce qui me concerne, elles sont nombreuses, il me sera donc difficile de les citer toutes ici, mais beaucoup se reconnaitront.

Il y en a cependant 3, sans qui je ne serais pas là ce soir… Il s’agit de M. Jean LEGENDRE, dit Jean-Jean, M. Charles KOUYOS et M. Pierre TABERNA, mon parrain de ce soir, je pourrai dire de toujours.

Ces 3 personnes, ces 3 personnalités, m’ont donné des valeurs primordiales dans les relations humaines : Loyauté, Fidélité et Convivialité.

J’essaie à mon tour de transmettre ces valeurs et même si je pense y parvenir, il m’est parfois arrivé d’être déçu, mais cela ne m’a jamais empêché de poursuivre ma route selon ces convictions que j’ai faites miennes.

Le premier, Jean LEGENDRE, est parmi nous ce soir, et je suis très heureux qu’il partage cette soirée avec nous.  C’est lui qui le premier m’a fait découvrir et aimer la Lutte, c’était chez les Diables Rouges de Bagnolet. C’est lui qui m’a donné l’envie de prendre des responsabilités. C’est à Bagnolet également que j’ai rencontré certains de mes Amis d’aujourd’hui… Jean-Jean, je te le dis, tu es un sacré bonhomme et tous ceux qui ont eu la chance de te rencontrer ne me démentiront pas !

Le deuxième, Charles KOUYOS, qui nous a malheureusement quittés beaucoup trop tôt, m’a permis dans un premier temps de passer un service militaire très sympathique à Toulon. J’y ai poursuivi mes activités sportives et associatives… et pas seulement !

Charles m’a également poussé, par la suite, à m’investir dans la vie fédérale, avec mon accession au CIFL dès 1979.

Charles, c’était un passionné, c’était un pro, c’était aussi le savant mélange d’un humour détonnant et d’une grande subtilité… Il nous manque, il me manque.

Le troisième enfin, c’est Pierre TABERNA, que tout le monde ou presque connait ici et que je remercie sincèrement, entre autre, de son éloge ce soir.

Pierre je l’ai vu lutter lorsque j’étais gamin, puis j’ai eu la chance et le plaisir de le côtoyer en équipe régionale, notamment en Sambo, puis à la Fédération dont il était DTN et moi dirigeant.

Nous avons mené ensemble de nombreux combats qui nous ont laissé de grands souvenirs. Ainsi, nous avons organisé ensemble un Grand Prix de Paris en 1981, les Championnats du Monde de Sambo à Paris en 1982, les Championnats du Monde 1987 à Clermont-Ferrand, et je citerai ici une 4e personne qui m’a procuré ma première grande émotion de dirigeant, Patrice MOURIER, Champion du Monde à cette occasion qui est aussi là ce soir, les Masters aux Champs Elysées en 1988, ou encore le Trophée Européen des Clubs Champions en 1991, ici-même à Créteil.

Mais c’est à Pierre TABERNA que l’on doit la réforme sportive de la FFL et particulièrement sur l’approche du haut-niveau. Et si nous obtenons aujourd’hui et depuis maintenant plusieurs années, de bons résultats, c’est en grande partie grâce à lui !

Pierre c’est également celui qui m’a permis d’intégrer l’US Créteil où j’ai bien sûr œuvré pour ma discipline mais également dans le cadre de l’omnisport où j’ai eu le plaisir de conclure avec certains d’entre vous de nombreux projets, aujourd’hui toujours d’actualité : l’Ecole multisports « les Ptits Béliers », Sport-Handicap, ou encore le Gala de l’US Créteil,  ce qui m’a amené à découvrir, sans aucun doute, une autre approche du sport et de réfléchir ainsi à l’organisation de mon propre sport…

A Créteil, outre toutes les amitiés que j’y ai nouées, si je ne devais retenir qu’un seul souvenir, c’est avant tout, l’organisation des Championnats du Monde de Lutte Gréco-Romaine en 2003. Pour beaucoup d’entre nous, cet évènement reste une expérience inoubliable.

J’ai le sentiment d’avoir eu autour de moi une équipe indestructible qui m’a permis d’avancer, une équipe et des soutiens indispensables pour réussir ce pari, il est vrai un peu fou. Pour beaucoup d’entre nous, cet évènement a créé des liens indéfectibles et des souvenirs exceptionnels.

C’est d’ailleurs pour revivre ces émotions que j’impulse une candidature française à l’organisation des Championnats du Monde 2017 à Paris.

Aujourd’hui donc, je suis président fédéral et je souhaite avancer dans notre projet en réunissant autour de moi, autour de ce projet, le plus grand nombre dans ce même état d’esprit, malgré toutes les difficultés liées aux responsabilités fédérales…

Pour dépasser ces difficultés et parce que ma relation au sport n’est pas que celle d’un dirigeant, j’arpente régulièrement à vélo, avec certains d’entre vous, les routes seine et marnaises.

Mais pour que je puisse pleinement m’exprimer dans cette vie de responsable associatif et avoir un tel parcours, j’ai également auprès de moi, 2 personnes très compréhensives, ma femme, Marie-Jo et notre fille, Julie. Je les en remercie et je les embrasse.

Voilà, encore merci à toutes et à tous de votre présence, bonne soirée à vous et à bientôt pour d’autres aventures. "

 


Albmedaille@CréditPhoto : Jocelyne JOVENIN 


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