Accueil > A LA UNE

Yannick Szczepaniak : "Cette médaille est une vraie fierté"

yyanick

Yannick Szczepaniak va récupérer la médaille de bronze qui lui avait échappé de peu lors des Jeux Olympiques de Pékin en 2008.

La Fédération Internationale a publié un communiqué officiel confirmant le déclassement du lutteur russe Khasan Baroev qui avait fini second lors de ces JO. Engagé dans la catégorie des -120kg en lutte gréco-romaine, Yannick Szczepaniak devient donc le 18ème lutteur français médaillé aux Jeux Olympiques !


Comment as-tu appris cette nouvelle ?

Je l’ai appris par étapes, au début c’est un article de l’Equipe qui a été relayé sur les réseaux sociaux. Dès la publication de l’article j’ai reçu énormément d’appels et de messages pour me féliciter et pour fêter ça (rires). Mais j’ai dit à tout le monde de se calmer un peu tant que je n’avais pas confirmation qu’il y avait un reclassement.

La Fédération Internationale a publié un communiqué samedi soir (19 novembre 2016) et l’information s’est propagée. Dès lundi matin Alain Bertholom (président de la FFL) m’a appelé pour me dire qu’il avait eu la confirmation officielle de l'UWW.

Quel est ton sentiment quelques jours après cette annonce officielle ?

Sur le coup j’ai été vraiment surpris, je ne m’y attendais pas du tout. Pour moi ça faisait partie du passé, de mon histoire, je finissais toujours au pied du podium. Cette médaille vient tout balayer d’un coup.

Avec le recul, j’estime que cette médaille est mon dû. Je n’en ai pas eu conscience tout de suite car on a l’impression que l’on gagne sur tapis vert. Au final, parmi les gens qui respectent les règles, c’est ma place et ma médaille ! Je l’ai obtenue proprement et j’ai été floué par un tricheur.

Cela prouve qu’il y a une justice et que la lutte anti-dopage est de plus en plus efficace. C’est positif pour le sport en général.

Tu peux nous rappeler ton parcours à Pékin ?

Je passe deux tours compliqués où j’affronte de bons lutteurs, le hongrois puis le bulgare. Et derrière je tombe donc sur le russe et je perds d’un point. A l’époque c’était en deux manches et ça s’est joué à rien, comme souvent lorsque je rencontrais ce lutteur.

Ensuite la finale 3/5 est le match le plus décevant de ma carrière. On est tellement proche et puis tout s’écroule. On a beau me dire que c’est une belle performance, pour moi le sentiment qui domine, c'est l'échec.

Aujourd’hui cette annonce balaye tout ça. Un truc tout bête, il y a une photo dans mon club (ci-dessous) avec écrit « Merci Yannick ». Cette photo où j’ai les mains sur la tête et le regard dans le vide représentait mon match perdu, aujourd’hui elle a une toute autre signification.

Cette médaille inattendue est le point final de ma carrière, je rentre dans un cercle très fermé des lutteurs français médaillés olympiques, c’est une vraie fierté.  

uneszczepaniak