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La famille de la Lutte Française rend hommage à Daniel Robin

Au lendemain de la disparition de Daniel Robin, le monde de la lutte lui rend hommage. Au travers de ses partenaires, entraineurs et amis, découvrez qui se cachait derrière l'immense champion.

Un livre d'or est d'ores et déjà en ligne si vous souhaitez apporter un mot. Les funérailles auront lieu jeudi 31 mai à Montreal.

> Discours d'Alain Bertholom lors de la cérémonie en hommage à Daniel Robin le 15 juin <

balleryrobinGeorges BALLERY (à gauche) avec Daniel ROBIN (à droite)

Alain Bertholom (président de la FFLDA) :

« J’ai eu la chance de mettre Daniel à l’honneur pour les 50 ans de son titre de champion du monde, à l’occasion des championnats du monde à Paris en août dernier. Au-delà d’un grand champion, c’était un ami qui m’était cher… Daniel Robin est celui qui a valorisé notre sport, tant par ses qualités de combattant que par son sens de l'amitié ! Il restera pour beaucoup d'entre nous un modèle d’exemplarité ! Il nous manque déjà…»


Michel Grangier
 (partenaire et coéquipier) :                                                                                                      

« Daniel a été un très grand champion pour la France et pour la Lutte Mondiale. Il n’aimait pas perdre et s’entraînait dans différents secteurs pour améliorer toutes ses performances ! Il a été un magnifique champion à l'image de son titre aux championnats d’Europe en mai 68, pendant que les étudiants bataillaient sur les barricades, et bien sûr à Mexico avec ses 2 médailles olympiques. Daniel fut aussi un chef de file exemplaire car il partageait beaucoup avec nous les « autres sélectionnés ». Il s’est donné entièrement à la Lutte en France comme dans d’autres pays ! »


''Daniel a été un très grand champion pour la France et pour la Lutte Mondiale ,,

 

Georges Ballery (lutteur, entraîneur puis DTN de la FFLDA) :                        

« Daniel était un gagneur, déterminé et accrocheur, il détestait perdre, et pour gagner il s’entraînait sans relâche. Pendant que ses coéquipiers  demandaient du repos la veille d’une compétition, lui n’était jamais rassasié et voulait s’entraîner. Mon père Louis lui trouvait donc des partenaires étrangers pour le satisfaire ! Quand j’ai participé aux Jeux Olympiques de 1960, Daniel avait 15 ans et il s’est débrouillé pour venir à Rome pour regarder la Lutte en disant qu’il deviendrait lui aussi un champion !

En compétition, Daniel avait besoin de s’échauffer plus longtemps que les autres, pour imposer ensuite un rythme effréné à ses adversaires et les ‘‘étouffer’’ ! En finale des championnats du monde à New-Delhi en 1967, il perdait face au japonais Sasaki et à quelques secondes de la fin du combat il réussit une technique et tombe le japonais pour  devenir champion du monde.
En 1968 aux JO de Mexico, alors qu’il va vivre la consécration, Daniel se couche champion olympique en Lutte Gréco-romaine, les allemands portent réclamation et obtiennent gain de cause à 2 heures du matin et la décision est inversée. Le lendemain Daniel est déclassé juste avant son podium. Tout le monde s’en contentait mais Daniel avait et en a gardé une immense rancœur. Depuis il a œuvré pour la FILA et l'UWW pour faire progresser la lutte, le spectacle, l’organisation, la procédure, l’arbitrage, le règlement… » 

 

''aux Jeux Olympiques de 1960, Daniel avait 15 ans et il s’est débrouillé pour venir à Rome pour regarder la Lutte en disant qu’il deviendrait lui aussi un champion ,,

 

Guy Collignon (partenaire et coéquipier) :      

« Daniel n’était pas fort que sur les tapis, il était également un fin gourmet et un excellent danseur de rock’n’roll et de tango. Il aimait la fête - sans en abuser - mais il était prêt pour reprendre l’entraînement dès le réveil et quelle que soit l’heure ! Il aurait dû rester champion olympique de lutte Gréco-romaine à Mexico, il restera le meilleur et le plus complet des lutteurs français ! »

  

Gilles Jalabert : Olympien puis entraineur national, fils de René Jalabert – CTR et surtout entraîneur de Daniel ROBIN :

« Mon père a été l’entraîneur d’une génération dorée – peut-être parce qu’il leur a bien appris la Lutte et les a bien entraîné pour performer ? Lol ! les jeunes du quartier « de la rue du Docteur Papillon » ont glané de nombreuses médailles aux différents championnats de France, et Daniel Robin était déjà le chef de file du "clan des Villeurbannais".
Et à nombreuses reprises, lorsqu’ils avaient trop de poids à perdre, mon père les enfermaient dans la cuisine à la maison, où le pousse-pousse, près du poêle à charbon chauffé à blanc, les aidait à suer à grosses gouttes et à perdre leur poids ! 
Plus tard, lors d’un tournoi international en Roumanie, l’insatiable Daniel a failli perdre par forfait la finale de Lutte Libre alors qu'il était sur un autre tapis en train de disputer la finale de Lutte Gréco-romaine, il gagna la 1ère et perdit la 2nde … ou l’inverse ! Daniel n'a jamais manqué l'occasion de venir chez mon père pour le saluer à chaque de voyage en France !

 

robinkouyosCharles KOUYOS (à gauche) et Daniel ROBIN (à droite)

danielrobin

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